LES ENFANTS D'ANKASINA

Notre action-projet
« Huma Tana famille SMEIR 2007 »,
a pour but de soutenir Thérèse L’Yvonnet, une Petite Sœur de la Providence de
Ruillé sur Loir, originaire de la région de Paimpol, partie en 1995 dans un
quartier de Tananarive pour y soutenir les pauvres et les déshérités.
Le Centre de
Sœur Thérèse représente une véritable oasis pour ces 12 000 personnes du quartier d’Ankasina où le salaire
mensuel moyen doit être d’environ 5 €. Nous sommes ici dans l’un des endroits
les plus pauvres du monde.
Sœur Thérèse a redonné courage à tous ces miséreux et les a regroupés dès son arrivée au sein d’une Association de quartier : « Betania », afin de mieux s’organiser.

1996 :
Elle obtenait de la Mairie, le prêt d’un bâtiment avec terrain, ce qui lui a
permis d’y installer un Centre d’Assistante Sociale afin de mieux appréhender
les besoins et de s’investir en particulier sur les enfants malades dont de
nombreux cas de choléra et de dysenterie.
1997 :
En Août, des inondations ruinent ses espoirs, les pluies abondantes détruisent
ce bâtiment.
1999 :
Une association « Les Volontaires du Progrès » lui finance un bâtiment à deux
niveaux où les enfants peuvent se mettre à l’abri par mauvais temps et où il
leur sera servi les repas quand il pleut.
L’accroissement
considérable d’enfants abandonnés et affamés lui pose d’énormes problèmes
d’encadrement…
Ce Centre « Bétania Ankasina » créé en
1996 par la Congrégation des Sœurs de la Providence de Ruillé sur Loir, il est
vrai, recevait trente enfants… Aujourd’hui : 500 enfants et quelques 115 bébés
malnutris !
Elle
implique les bénévoles malgaches, instaure l’alphabétisation, l’hygiène
élémentaire.
Elle
obtient du Gouvernement la mise à disposition d’un médecin et de deux
infirmières à mi-temps afin de soigner les habitants du quartier… les
médicaments lui font défaut tant les besoins sont énormes !
2000 : En février, nos amis Rennais
créent l’Association « Les Enfants
d’Ankasina » et lancent la construction d’un bâtiment dès le mois d’août à
partir de fonds recueillis.
Depuis
2001 aucun enfant n’est mort de faim ! C’est ici véritablement que
l’action de cette association prend tout son sens. Malheureusement les moyens
sont trop limités par rapport aux besoins.
Le
dispensaire est installé à l’étage de manière durable et au rez-de-chaussée,
une grande salle polyvalente afin d’abriter tous les enfants en cas de
nécessité.
Notons que cette association, régie
par la loi du 1er juillet 1901, n’a aucun frais de fonctionnement et
repose sur du bénévolat intégral.
Les fonds
collectés servent aujourd’hui, exclusivement, au fonctionnement du Centre. Ils
sont affectés à l’achat de nourriture, de médicaments, de vêtements, de
fournitures scolaires et à la rémunération du personnel chargé des enfants.
Le travail est assuré par une équipe
de 20 personnes dont la coordinatrice est Sœur Thérèse L’Yvonnet. Les tâches
sont réparties de la manière suivante :
• Garderie des petits : 3 personnes
• Alphabétisation : 6 personnes sous la responsabilité de
religieuses malgaches
Sœur Oberline et Sœur Olga
• Le Centre Social et la cuisine : 4
personnes
• Le dispensaire : 4 personnes sous la responsabilité du Docteur
Lala
• 1 chauffeur et 1 gardien de nuit
Le Centre se
situe dans le quartier nord de
La
population s’élève à environ 15 000 habitants avec une forte
proportion de personnes au chômage et sans qualification. C’est une population
très jeune puisque 40 % de ses habitants ont moins de 15 ans. Le taux de
natalité est très élevé et l’espérance de vie basse.
Initialement,
le Centre devait porter secours aux enfants orphelins et déshérités, mais très
vite il a pris une vocation d’assistance sanitaire et sociale. Il a fallu
s’organiser dans l’urgence tant les besoins sont apparus énormes et vitaux pour
ce quartier… non seulement pour les enfants mais aussi pour les mamans et les
personnes âgées en danger de mort.
Une
enquête récente menée par l’Association
Française des Volontaires du Progrès a permis de sérier les problèmes que
rencontre la population du quartier, confrontée quotidiennement à la misère et
l’insalubrité :
• problèmes de malnutrition
• absence de structure éducative
• natalité galopante
• chômage élevé
Malgré
tous ces problèmes… une réelle intention d’agir de la population se manifeste
et, quelques Associations existantes, en place autour de la mairie du quartier,
se mobilisent… mais les besoins sont énormes et difficilement réalisables sans
moyens financiers !
Le Centre actuellement dispose de
salles d’alphabétisation, d’un dispensaire, d’un réfectoire et d’une cuisine.
Les sanitaires sont en nombre suffisant de quoi assurer l’hygiène élémentaire.
Il a été décidé au dernier Conseil
d’Administration de l’Association « Les Enfants d’Ankasina » la recherche de
financement pour la réalisation dans les meilleurs délais d’un premier dortoir
d’une capacité de 50 lits destiné aux enfants les plus fragiles et les plus
jeunes.
Il
faut savoir que les enfants d’Ankasina dorment toujours dans la rue, ce qui ne
permet pas de soigner efficacement les malades.
Par la suite,
l’assèchement des terrains marécageux environnants pourra être programmé
évitant ainsi toute propagation de maladies. Viendra ensuite la construction
d’un mur d’enceinte afin de protéger de l’extérieur tous les enfants et éviter
tous vols.
Les travaux
débuteront dès que l’Association sera en mesure de financer ces
investissements.
Sœur Thérèse voudrait :
Assurer le repas quotidien à tous
ces malheureux avec l’objectif de leur accorder deux repas par jour.
« Garantir le coucher » pour les
orphelins, les plus jeunes et les plus fragiles plutôt que les renvoyer à la
rue chaque fin de journée.
Disposer d’un dispensaire au Centre
adapté à la réalité des besoins et mettre en place un programme de formation
pour son encadrement afin que l’hygiène élémentaire et les soins de première
nécessité soient appliqués aux enfants.
Nous devons
poursuivre notre action aux côtés de Sœur Thérèse et lui donner les moyens
d’atteindre ses objectifs ! Aidez-nous à participer à son action en vous associant
à ce challenge.
Sœur Thérèse
remercie toutes les personnes pouvant aider à redonner à ce quartier si pauvre
une dignité humaine et à ces enfants, le sourire et du bonheur.
« On ne peut aller bien loin dans la
vie, si on ne commence pas d’abord par faire quelque chose pour quelqu’un ».
Melvin Jones, le fondateur de notre Association
LIONS en 1917 fit de cette citation sa
devise.
Aidez nous en
allant sur le site des enfants d'Ankasina (http://ankasina.free.fr/main.htm)
Famille
SMEIR